Textes et poésie

§ Serpents : le jeune homme dans la boutique.

Diling-diling, le carillon de la bijouterie retentit !
Un jeune homme entra dans la boutique et commençait à regarder à droite et à gauche comme s’il repérait le lieux ou cherchait quelque chose.
– Désirez-vous un renseignement, demanda Éléa.
Quelque chose dans ce que dégageait l’homme lui déplaisait, et ce qui la surpris, fut l’attitude de saphir et rubis, ils redressèrent légèrement la tête à l’entrée de l’homme et sortir leur langue comme pour capté le moindre effluve émanant de lui, pour pouvoir l’analyser !
– il a l’odeur des « ennuis-à-venir » celui-là, reste méfiante. Voit ce qu’il veut, dis lui que ce n’est pas possible et congédie le ! Ces paroles, venant de Serpent-Blanc résonnait dans sa tête.
Éléa avait une intuition aiguisée concernant le genre humain, et ne comprenait pas ce qu’il se passait, elle ressentait plutôt une Sérénité se dégager du jeune homme. Elle ne comprenait pas la méfiance de ses écailleux préférés mais avant toute chose elle leur faisait confiance. D’ailleurs il était étonnant que sa Grand-Mère n’appuie pas cette méfiance, c’est généralement se qu’il se passait lorsqu’il y avait un danger !

Il s’approcha du comptoir.
– Serait-il possible de m’entretenir avec Dame Éve-lyne ? Demanda-t-il d’une voix douce et calme.
Éléa eu une drôle de sensation, elle avait l’impression d’être prisonnière d’un enchantement, ses sentiments se bouleversaient en elle ! Son âme était, elle ne comprenait pas comment ni pourquoi, était touchée au plus profond d’elle ! De plus Éve-Lyne est un nom qu’elle n’avait pas entendu depuis longtemps !
– Mademoiselle ? Avez-vous entendu ma requête ?
Elle se ressaisit
– Oui, je suis désolée. Ma Grand-Mère n’est plus depuis un an maintenant.
– Votre Grand-Mère ? Ah. Et … elle n’est plus quoi depuis un an ?
– Pardon ?
– Vous me dites que votre grand-mère n’est plus. Mais elle n’est plus quoi exactement ?
– Écoute-moi bien Éléa, fais comme tu veux, mais fais le partir, il ne me plaît pas ! Mais pas du tout cet humain !

Sans crié gare Rubis et Saphir envoyèrent un signal d’alarme fulgurant qui firent l’effet d’un éclair dans son crâne.

Une petite tête poilue au nez pointu venait de sortir de la capuche du manteau de l’homme. Les deux petites pattes qui dépassaient avaient les extrémités noires, on voyait sortir un bout de la queue qui était blanche. Une face et un corps allongés, des oreilles petites et rondes, des pattes courtes et une queue longue et effilée, la fourrure tachetée.

– Une Mangouste ! Sortez d’ici immédiatement ! Je ne sais pas qui vous êtes ni ce que vous voulez, mais je vous prie de sortir sur le champ !
– Qui je suis n’a aucune importance. Ce que je veux, comme je vous l’ai déjà expliqué, voir Madame Éve-Lyne.
Il était toujours aussi calme. Mais maintenant cette attitude agaçait Éléa et elle ne l’admirait plus du tout !
– Ma Grand-Mère est décédée il y a maintenant un an !
– Et Serpent-Blanc ?
– Comment ?

Durant cette conversation, les deux petits serpents avaient les yeux rivés sur la capuche guettant la moindre sortie de la Bête. Serpent-Blanc ne quittait pas des yeux le jeune homme et Éléa était absorbée en essayant de démêler ce qu’elle ressentait, le bouillonnement intérieur de ses émotions .
Aucun d’eux ne s’aperçut que la peluche sur petites pattes s’était éclipsée et se dirigeait vers la porte en sachant pertinemment ce qu’elle faisait et pourquoi.
— Ce n’est pas la bijoutière que je désirais voir mais la « charmeuse-de-serpent » l’héritière du peuple-guérisseur.
Sans crié gare Serpent-Blanc se hissa entre Éléa et l’homme. Son museau au même niveau que le nez de l’interlocuteur d’Éléa. Elle recula de surprise, n’ayant pas entendu le reptile se glisser derrière puis devant elle.
Ils se regardèrent les yeux dans ceux de l’autre.
– Il n’y a plus d’Héritière depuis le décès de la « Grand-Mère ». disparaissez de ma vue et ne remettez plus les pieds en ces lieux. Ne vous approchez plus d’Éléa !
– Comment se fait-il que vous soyez là alors quelle est morte ? Et le Lien qui vous unit ?
Il poursuivit sur le même ton calme qui avait le don d’agacer :
– Quel meilleur endroit pour cacher un grain de sable que le désert ? Une fleur dans un jardin ?
– comment ?
– ou une pierre précieuse dans une bijouterie ?
Serpent-Blanc était différent, Éléa ne l’avait vu ainsi, une crête se hérissa sur son crâne et il se mit à siffler.
– dissssparaissssez de ssssuite ! Où je ne répond pas de votre vvvvvvie !

NOTE :
Expliciter l’incohérence des sentiments d’ Éléa à l’égard du jeune homme.

Édélahiel

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