Textes et poésie

§ Serpents : Elle l’a ramené de l’autre côté.

Il n’avait rien trouver de mieux que d’utiliser la morsure d’une Vipère-Obsidienne . Oh, un très beau serpent, cela va sans dire et qui, de plus, avait un avantage pour qui voulait en finir avec la vie, son venin est un des pus rapide à faire son effet ! Direct au cœur, et hop, il s’arrête de faire son office. Après la morsure, le sang est instantanément vicié, tourné en bile.
Elle savait quoi faire, exactement, étape par étape. Bon il lui manquait juste la connaissance de l’issue pour elle-même, mais ce n’est qu’un détail.

— Grand-Serpent-Blanc, prépare moi une infusion de sarriette et d’épices forts et délicats, cela me permettra peut-être de revenir en ce bas -monde.

Alors-là Grand-Serpent Blanc était bien emmerdé, un il n’avait pas de bras ni de mains et pour faire une décoction c’était limitant, et en plus il n’avait pas les ingrédients ! À quoi pensait donc ce petit génie apprentie-Mage ?

Une fois revenue, Éléa s’évanouit, sa Grand-Mère réapparue en lieu et place de grand serpent blanc qui lui prêtait sa force et son corps (il le lui aurait donné si cela avait été métaphysiquement possible, mais les lois sont INCONTOURNABLES, sinon ce serait n’importe quoi, chacun irait de son petit enchantement …), qui n’était plus que la sienne mais aussi celle du jeune homme, lui fit boire un breuvage (ou c’est lui qui lui donne en lui soulevant délicatement la tête, elle s’est évanouit et il la rattrapée dans ses bras et la délicatement déposée au sol). Elle eu un sursaut, rouvrit les yeux, redressa violemment le torse, le pencha en avant puis vomis. De la bile verdâtre et noire sortit, elle recrachait le venin qu’elle avait aspiré en elle.
Elle sourit puis se ré-évanouit. Éléa fit un beau rêve rempli de couleurs, de douceurs et d’amour ! Et quel amour, pas l’universel non, c’est surfait, l’amour d’un homme celui retrouvé, celui qui lui avait tant manqué, puis elle se souvenu dans son rêve qu’il fallait qu’elle se réveille pour le voir en chair et en os cet amour, si elle désirait connaître ce bonheur d’humaine, de simple et mortelle humaine.
Elle se réveilla du coup, obligée ! Et il était bel et bien encore là. Oh par la Déesse-Mère ce qu’elle l’aimait, elle voulut l’embrasser mais se rappela en un éclair, instantanément, qu’elle avait vomis et que par conséquent ce n’était pas une bonne idée de première approche pour déclarer ses sentiments, sincères et profonds certes, mais qui méritaient de laisser d’autres souvenirs !
Elle lui sourit, demanda en sa tête : « Grand-Mère, aide moi à me relever s’il te … » et là c’est lui qui l’embrassa ! Et que c’était beau et intense ! Une expérience à recommencer encore et encore !
Sa grand-mère, par magie, avait fait disparaître toute trace du poison recraché et l’infusion, qu’il lui avait fait re-boire, avait fait des miracles pour son hygiène buccale, tout était parfait, beau et parfait !

Note : d’où l’expression « son sang n’a fait qu’un tour. »

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